Krista Collier-Jarvis
Krista Collier-Jarvis est une fière Mi’kmaw qui prépare un doctorat en anglais à l’Université Dalhousie. Grâce à l’aide de la Fondation GAV, elle a pu concentrer ses recherches et ses objectifs sur l’intégration du savoir autochtone, introduire la recherche dans la salle de classe, échanger lors de conférences, contribuer à des revues universitaires et servir de mentor à d’autres étudiants.
Grâce à ses études universitaires, Krista a eu l’occasion de participer à des cercles de discussion, de prendre part à des discussions sur la décolonisation des espaces muséaux, d’introduire ses récentes recherches sur Netukulimk et Etuaptmumk dans les salles de classe, de travailler à une recherche collaborative sur le métissage autochtone et d’écrire pour le blogue de l’Université Dalhousie, OpenThink, sur les tombes non marquées des pensionnats de l’île de la Tortue. Les recherches de Krista s’appuient sur ses travaux sur le gothique américain et la culture autochtone moderne, ce qui permet une approche interdisciplinaire du cinéma et de la littérature gothiques autochtones. Elle a également publié des écrits sur la contagion et les histoires de survie des Autochtones. Vous pouvez lire les articles (uniquement en anglais) publiés par Krista sur OpenThink ici.
Elisa Pasceri
Quand Elisa a obtenu son diplôme d’études secondaires, la pandémie de COVID-19 était à son apogée. Comme beaucoup d’autres jeunes de son âge, sa dernière année d’études a été marquée par un changement : avant, elle allait à l’école tous les jours, voyait ses amis, jouait au hockey et au softball, et était simplement une adolescente. Avec la pandémie, elle a dû s’adapter aux cours virtuels, à la distanciation sociale, à l’absence de sport et à une remise de diplôme pas comme les autres.
La pandémie a provoqué chez Elisa une certaine nervosité et un certain stress quant à son avenir dans l’enseignement postsecondaire. Se sentant perdue et incertaine, elle s’est adressée à la Nation métisse de la Colombie-Britannique, qui l’a aidée à s’inscrire au certificat d’assistante de bureau du Collège Okanagan. Grâce à ce programme d’un an, Elisa a pu s’initier à la « vie universitaire » et acquérir des compétences essentielles pour toute activité professionnelle. Elisa a repris confiance en elle et utilise ses nouvelles compétences et expériences en tant qu’assistante de bureau. Son objectif est de créer sa propre petite entreprise. Le soutien de la Fondation GAV lui a permis de se concentrer davantage sur ses études et moins sur le stress financier.
Amanda Sault
Amanda est extrêmement reconnaissante d’être bénéficiaire d’une bourse de la Fondation GAV. Elle a commencé la deuxième année de quatre d’un doctorat en jurisprudence, un diplôme interdisciplinaire en common law canadienne et en système juridique autochtone à l’Université de Victoria. Elle aspire à travailler pour nos nations et à induire des changements qui mèneront à la création d’un avenir meilleur pour l’ensemble des peuples et des communautés autochtones, qui ont tant souffert des lois et des politiques qui ne sont pas les nôtres. Elle affirme : « J’ai l’impression que pour avancer en tant que peuple, nous devons comprendre ce que disent les lois et appliquer cette compréhension à nos lois autochtones ».
Grâce au soutien de la Fondation GAV, Amanda a pu réduire les pressions multiples qu’elle subissait et s’assurer que les besoins de sa famille étaient satisfaits pendant qu’elle était à l’école.
Justin Langan
Justin fait des études de premier cycle en cinéma et en philosophie à la faculté des arts de l’Université du Manitoba. C’est un étudiant passionné qui souhaite mettre à profit son diplôme en cinéma en faisant mieux connaître les communautés autochtones rurales du Manitoba et les points de vue de leurs citoyens par l’intermédiaire de documentaires ou de récits.
Le soutien de la Fondation GAV l’a aidé à payer ses frais de scolarité et des livres et lui a permis de nouer des liens avec d’autres jeunes leaders. Justin compte utiliser ses nouvelles connaissances pour demander davantage de droits pour les jeunes autochtones au Canada. Il a déclaré : « En cette période particulière et difficile, mon cœur s’emplit de joie à l’idée de pouvoir réaliser mes objectifs d’éducation grâce à cette aide ».
Alejandra Metallic-Janvier
Alejandra, une survivante intergénérationnelle, étudie au baccalauréat ès sciences avec spécialisation en neuroscience et santé mentale de l’Université Carleton. Après sa première année d’études, elle a compris à quel point il était important qu’elle redonne à son peuple et qu’elle commence à travailler en santé mentale, en particulier auprès des Autochtones.
Alejandra cherche et explore des solutions pour atténuer les répercussions des traumatismes intergénérationnels causés par la violence coloniale. Elle a constaté que la communauté scientifique ne comprenait pas à quel point le traumatisme peut être transmis aux générations futures, tant d’un point biologique que psychologique. Elle en est venue à la conclusion qu’il n’existe pas de solutions concrètes ni de ressources pour aider les Autochtones qui souffrent d’un tel traumatisme. Elle souhaite profiter de son passage à l’université pour étudier le traumatisme d’un point de vue scientifique, puis utiliser ses connaissances afin de dessiner les contours d’un avenir meilleur et plus lumineux pour les Autochones du Canada. Alejandra est inscrite au tableau d’honneur du doyen de la faculté des sciences et a été retenue pour participer à un projet de recherche exceptionnel aux côtés de Kim Matheson, directrice du département de neuroscience de l’Université Carleton et professeure. Le projet portera sur l’exposition intergénérationnelle aux politiques coloniales nocives qui ont blessé la fierté et nui à la compréhension culturelle des jeunes autochtones. L’équipe se concentrera sur l’extériorisation des jeunes par l’art, pour qu’ils puissent se réapproprier leur identité autochtone, de même que sur la perception qu’ils ont du projet en regard de leur santé mentale.
Le financement obtenu de la Fondation GAV a énormément aidé Alejandra au fil de son parcours scolaire, et lui a permis de se consacrer entièrement à ses études et à ses objectifs. Grâce à la bourse, elle a pu acheter du matériel d’études important qui faciliteront pendant longtemps son parcours.
Reggie Neeposh
En tant que survivant des pensionnats pour Autochtones, Reggie a toujours eu pour objectif de réapprendre le mode de vie ancestral cri et de renouer avec la terre sur laquelle son père, maintenant décédé, a vécu. La Fondation GAV a aidé Reggie à retourner sur son territoire natal et à apprendre des compétences relatives à la terre comme la chasse, la pêche et le trappage.
Reggie estime que ce retour à la terre lui a permis d’apaiser la douleur causée par son séjour dans les pensionnats pour Autochtones; il a trouvé une force nouvelle en lui ainsi qu’un sentiment d’appartenance. Il reste encore beaucoup de compétences qu’il aimerait apprendre et il espère qu’il pourra un jour transmettre le savoir qu’il aura acquis à ses petits-enfants et qu’il pourra perpétuer le mode de vie cri.
Myia Antone
Avec le soutien de la Fondation GAV, Myia Antone, une survivante intergénérationnelle, a pu participer à un programme d’immersion à la langue squamish, de l’Université Simon Fraser. Grâce à ce programme, Myia a eu l’occasion d’apprendre sa langue traditionnelle, d’explorer comment les visions du monde de ses ancêtres sont ancrées dans la langue et le monde actuel qui l’entoure.
Myia siège par ailleurs au conseil consultatif des jeunes de la Nation squamish et est persuadée que d’apprendre sa langue l’aidera à mieux représenter les jeunes de sa nation ainsi qu’à mieux comprendre ce que signifie être un leader dans sa communauté.
Kira Doxtator
Kira étudie en sciences sociales et criminologie à l’Université de Toronto. Survivante intergénérationnelle, elle étudie les lacunes systémiques du système judiciaire canadien. Ce sont ses études et ses antécédents qui ont amené Kira à chercher des solutions qui contribueront à faire cesser la crise des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées.
Tout en poursuivant ses études universitaires, Kira veut aussi apprendre la langue anishinaabemowin de manière à contribuer directement à la revitalisation de sa langue ancestrale. Le soutien de la Fondation GAV a permis à Kira de suivre ses cours de langue et de se concentrer sur ses études, sachant qu’elle n’avait pas à se soucier de sa situation financière.
Pour elle, de pouvoir étudier la criminologie et la langue anishinaabemowin signifie qu’elle peut induire un changement et atteindre son objectif de mettre fin au cycle de violence faite aux femmes autochtones et de perpétuer leur héritage.
Charlotte Ross
Jeune fille, Charlotte aimait apprendre. Elle a donc pris l’engagement de garder vivantes sa langue et sa culture, tout en faisant les études les plus poussées possibles sans perdre son identité. Charlotte, une survivante intergénérationnelle, a obtenu un doctorat en revitalisation des langues autochtones à l’Université de Victoria.
C’est en écoutant les membres de sa famille et de sa communauté partager leur savoir et parler cri que Charlotte s’est imprégnée de sa culture et de sa langue. Dans le cadre du programme de revitalisation des langues autochtones, elle a appris les expériences, les perspectives sur le monde et les cultures d’autres groupes autochtones de l’île de la Tortue.
En tant qu’étudiante adulte, Charlotte n’aurait pas pu poursuivre ses études sans le soutien financier de la Fondation GAV. Grâce à cette aide, elle est devenue une étudiante fière et a pu se concentrer sur sa scolarité et non sur des questions financières.
« Une fois que nous comprenons les nombreuses facettes de l’apprentissage, les langues autochtones sont une source infinie de réconfort, de guérison et d’inspiration. hiy hiy kinanāskomitināwāw. »
Danita Lewis
Danita Lewis, une survivante intergénérationnelle, fait une maîtrise en revitalisation des langues autochtones à l’Université de Victoria.
Lorsqu’elle a quitté sa communauté pour faire des études supérieures, il a fallu que Danita prenne la décision difficile de s’absenter sans solde du travail et d’assumer de ce fait une importante baisse de revenus. Or, l’aide qu’elle a reçue de la Fondation GAV a allégé un peu son fardeau financier de sorte qu’elle a pu concentrer son temps et son énergie à l’atteinte de ses objectifs scolaires.
Le programme qu’elle a choisi a donné à Danita l’occasion de raviver la langue, la culture, les traditions et l’éducation autochtones pour elle-même, mais aussi pour les générations futures. Elle a appris des compétences et développé des outils qui lui serviront toute sa vie.