Première Nation de Lennox Island
Le programme communautaire « The Ripple Effect » vise à reconnecter la communauté avec la culture. Il a pour principal objectif la revitalisation des langues et l’organisation d’événements culturels durant l’année, le programme est le résultat d’un partenariat avec le centre de santé de Lennox Island. Notre objectif était d’ouvrir le dialogue sur les conséquences intergénérationnelles que les pensionnats pour Autochtones ont eu sur la communauté et de trouver des moyens positifs de guérir. Le programme a été l’occasion de mettre en place des modes et des techniques d’enseignement de la langue qui aideraient les membres de la communauté à parler couramment le mi’kmaq.
« Le sentiment de fierté de notre communauté croit chaque jour et chaque fois qu’une personne fait un pas vers l’avant dans son parcours de guérison. Le programme nous permet d’apprendre et de guérir ensemble. C’est merveilleux. » – Jamie Thomas, coordonnatrice de la culture.
Nation des Cris de Wemindji
Ce programme communautaire visait à guérir les traumatismes causés par les pensionnats pour Autochtones en faisant revivre la langue crie. Les cours étaient destinés aux étudiants de tous les niveaux, notamment aux Aînés qui n’avaient pas eu l’occasion d’apprendre leur langue, à des gens qui parlaient couramment le cri, mais qui souhaitaient parfaire leurs capacités de lecture et d’écriture, ainsi qu’à des personnes qui ne parlaient pas la langue et qui souhaitaient en apprendre les bases. Ayant réuni 150 participants, le programme a atteint son objectif, à savoir accroître les capacités en lecture et en écriture des survivants et de leurs enfants. Grâce à la page sur la langue crie, il a également permis de faire rayonner la langue auprès de toute la communauté crie. Comme cette page comptait des abonnés provenant de plusieurs communautés cries, elle a permis de promouvoir la langue et d’en étendre l’utilisation. Enfin, le programme a aidé notre communauté à s’identifier à notre belle langue et à comprendre l’importance de cette dernière pour ce qui est d’établir un lien avec nos ancêtres et notre culture.
« La nuit dernière, avant d’aller au lit, je pensais à la langue et au sens des mots. Et je me suis souvenu d’avoir entendu ma grand-mère et ma tante me parler avant que j’aille au pensionnat. La langue, c’est différent maintenant. Les gens ne parlent plus de cette façon. Après notre cours hier soir, je me suis dit que ce que nous apprenons, c’est la bonne façon de dire les choses. » – un étudiant du programme d’apprentissage du cri de la communauté de Wemindji
University of Victoria
Le principal objectif du programme a été d’offrir des cours de langues et un certificat en langues personnalisés qui correspondaient aux priorités de revitalisation des langues de la communauté. Ces cours ont incité et aidé à implanter la langue crie en tant que langue de travail dans les organisations de Chisasibi. Les résultats sont excellents : les capacités linguistiques se sont améliorées et les étudiants ont acquis les compétences, les outils, les connaissances et les stratégies nécessaires pour promouvoir et employer la langue crie dans la communauté. Le sens des responsabilités du personnel du Chisasibi Heritage and Cultural Centre, en tant que gardien de la langue, a été renouvelé et renforcé.
« J’ai été à la fois inspirée et touchée par la chance qui m’a été donnée de travailler aux côtés de nos partenaires du Chisasibi Cultural and Heritage Centre. La préservation de la langue, des récits, de l’histoire culturelle et des pratiques traditionnelles des Cris témoigne de leur résilience et de leur force face à la colonisation, aux conséquences des pensionnats pour Autochtones et au déplacement de toute leur communauté. Même si l’Université de Victoria ne représente qu’une petite partie de leur parcours, je pense qu’il est important de souligner que nos 23 diplômés. Cela témoigne de l’importance et de l’impact du développement conjoint de programmes éducatifs avec des partenaires communautaires et des parties prenantes. » – Tania Muir, directrice des programmes de gestion culturelle des études continues, Université de Victoria
Ontario Native Literacy Coalition
Le financement de la Fondation GAV a aidé l’Ontario Native Literacy Coalition à créer un programme unique basé sur la technologie et l’alphabétisation. Le programme I-STEAM permet aux apprenants adultes de découvrir les domaines des sciences autochtones, de la technologie, du génie, des arts et des mathématiques. L’initiative a été lancée à trois endroits en Ontario. De nombreux étudiants étaient intéressés et se faisaient une joie d’y participer. À la fin du programme, ils avaient amélioré leur niveau d’alphabétisation et leur aptitude à trouver un emploi.
« Le programme de sciences autochtones, de technologie, de génie, d’arts et de mathématiques I-STEAM (Indigenous-Science, Technology, Engineering, Arts and Math) se veut une ressource d’apprentissage ciblée visant l’alphabétisation des adultes. Il propose des leçons stimulantes et novatrices pour tous les niveaux. Le programme I-STEAM aide les élèves à comprendre que les peuples autochtones ont toujours possédé ce savoir ancestral qui leur permet de survivre depuis des temps immémoriaux. L’Ontario Native Literacy Coalition (ONLC) souhaite voir davantage d’étudiants s’orienter vers des carrières dans ces domaines et prendre conscience que le rôle de leader dans ces domaines est inscrit dans leur ADN. » – Michelle Davis, directrice générale, Ontario Native Literacy Coalition
The Manitoba Aboriginal Language Strategy
« La Stratégie du Manitoba pour les langues autochtones est une stratégie élaborée par un comité visant à revitaliser, à préserver et à promouvoir la survie des langues autochtones au Manitoba. Le financement obtenu a permis à l’organisme d’aller de l’avant avec l’élaboration d’un programme de certification en enseignement des langues autochtones. Il s’agit d’un projet important pour le Manitoba, et nous remercions du fond du cœur la Fondation GAV de nous avoir permis de le concrétiser. »
Les responsables de la Stratégie du Manitoba pour les langues autochtones ont organisé des groupes de discussion, des travaux de recherche, des réunions et des initiatives de mobilisation auprès de la direction de facultés, de futurs et anciens étudiants et d’Aînés. L’objectif était de revitaliser, de préserver et de promouvoir les langues autochtones par la création d’un programme de certification en enseignement des langues autochtones. Le modèle linguistique qui en résulte peut être adapté aux caractéristiques particulières de chaque institution de la province.
Swan River First Nation
L’objectif principal du programme d’apprentissage du cri est d’exposer les élèves à leur langue et à leur culture lors d’activités en classe et à l’extérieur. Nous avons enseigné des habiletés traditionnelles liées à la terre et invité des Aînés et des survivants à transmettre leurs connaissances et à raconter leurs expériences aux jeunes. Bénévolement, des Aînés sont venus à l’école pour enseigner aux élèves; ils leur ont raconté des histoires et ensemble, ils ont fabriqué des tambours et des crécelles et cousu des régalias et des tenues traditionnelles. Des gardiens du savoir ont aussi appris aux jeunes à construire des abris, à danser, à faire un feu, à identifier les arbres, à ramasser des herbes, à cultiver des plantes médicinales, à pêcher et à piéger le petit gibier. Tout le long de l’année, des fêtes et des rassemblements ont également été organisés pour souligner les réalisations des élèves dans le cadre du programme et leurs progrès en cri
Upper Nicola Indian Band
Le mandat premier du programme « We Are Better Together » était de s’attaquer à certains des problèmes importants engendrés par les pensionnats pour Autochtones, dont la perte de la langue, de la culture et de la structure familiale ainsi que la rupture d’avec la terre. Des ateliers visant à enseigner l’okanagan, le savoir traditionnel et la préparation de mets traditionnels ont eu lieu chaque saison pendant l’année; des éléments d’identité culturelle, d’estime de soi et d’expression ainsi que de conscience de soi y ont été intégrés. Les participants ont en outre appris où se trouvaient les territoires traditionnels et ont été initiés à la pêche à la truite et au saumon rouge, à la cueillette de baies et au ramassage de plantes et de thé. Le programme comprenait également une marche, la « Calling Our Spirits Home – Healing Walk », entre le pensionnat de Kamloops et les communautés de Quilchena et de Spahomin. L’objectif était de favoriser la solidarité et la guérison collectives. L’intérêt marqué à l’égard des ateliers et de la marche ainsi que le taux de participation élevé viennent confirmer que de telles activités sont nécessaires et qu’elles ont des bienfaits directs sur les personnes, les familles et la communauté.
Bridges for Women Society
La Fondation GAV nous a permis de créer un programme pour offrir des services de guérison, de formation à l’emploi, d’apprentissage de la culture métisse et d’affirmation de l’identité à des personnes ayant subi un traumatisme. Le programme de réadaptation des Métisses offrait un service de consultation professionnelle hebdomadaire aux survivantes et aux membres des familles, ainsi qu’un ensemble d’ateliers. Ces derniers étaient consacrés à la confection de repas traditionnels, à la préparation de remèdes traditionnels ainsi qu’à l’enseignement et à la création d’art métis. Les participantes peuvent maintenant compter sur un réseau de soutien pour elles-mêmes et leur famille, tout en continuant de rompre ou atténuer l’isolement, et entretiennent des liens avec la culture, la langue et la communauté des Métis. Elles peuvent également enseigner des rudiments à la prochaine génération et accentuer l’engagement culturel au sein de la famille et de la communauté.
“ Nous remercions la Fondation GAV d’avoir investi dans la guérison et la résilience des Métisses. Les survivantes métisses ayant subi un traumatisme ont souvent de la difficulté à recueillir les fonds nécessaires pour obtenir des conseils de professionnels et suivre des programmes d’aide en cas de traumatisme propres aux Métis. Le programme a effectivement changé la vie des participantes. «
– Victoria Pruden, directrice exécutive, Bridges for Women Society