La First Nations Education Foundation et le Conseil de la Nation Haisla
La communauté haisla de Kitamaat, en Colombie-Britannique, et la First Nations Education Foundation ont réalisé une film sur un projet de collecte rapide de mots, une méthode de conservation de la langue. La vidéo est un bel exemple de ce à quoi ressemble un projet de revitalisation de la langue pris en charge par une communauté. Le Fonds en fiducie FIC a été un partenaire financier important du projet et nous tenons à souligner les efforts incroyables que la Première Nation Haisla et la First Nations Education Foundation déploient pour assurer le succès, aujourd’hui et demain, de ce projet de revalorisation!
Centre d’amitié autochtone de Victoria
Le programme « Young Warrior », donné au Centre d’amitié autochtone de Victoria, vise à habiliter les jeunes de 7 à 12 ans et à leur faire profiter des ressources offertes au Centre. Deux fois par semaine, les jeunes prennent part à des activités de groupe où ils apprennent à prendre de meilleures décisions, à prendre soin d’eux-mêmes et à trouver un équilibre. Parmi les sujets abordés, mentionnons les relations saines, l’intimidation et les signes de l’intimidation, les frontières, l’empathie, la pleine conscience, l’anxiété et l’autonomie. Le curriculum est enseigné de différentes manières : cercles de partage, écriture d’un journal, jeux et activités pratiques. Un art-thérapeute organise des activités artistiques qui incorporent la culture, l’artisanat et l’histoire orale. Le Centre d’amitié autochtone de Victoria offre aux jeunes un environnement propice à l’apprentissage, à la croissance et à l’exploration d’habilités interpersonnelles. C’est aussi un lieu où ils peuvent tisser des liens avec des aînés qui agissent comme mentors, avec des conseillers culturels et avec des gardiens de la sagesse qui leur enseignent des leçons qui les aideront dans leur passage à l’âge adulte.
Spirit Bear : échos du passé
Pour accroître les ressources disponibles aux jeunes et aux enfants de Turtle Island, le Fonds en fiducie FIC a aidé la Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations du Canada à produire et à lancer le quatrième livre de la série « Spirit Bear ». Spirit Bear : échos du passé est le fruit d’une collaboration entre la Société de soutien et Spotted Fawn Productions.
Dans ce livre, Spirit Bear et sa famille sont en vacances dans le territoire des Lekwungen, des Songhees et des Esquimalt (territoire aussi connu sous le nom de « Victoria », en Colombie- Britannique). Ayant vu la statue de Sir John A. Macdonald être déboulonnée, Spirit Bear et sa famille ont appris les pans positifs et négatifs de l’histoire. Ils ont aussi vu comment nous pouvons prendre de meilleures décisions aujourd’hui pour les futures générations d’enfants de Premières Nations, métis et inuits. Le livre raconte l’histoire du lanceur d’alerte Peter Henderson Bryce et du courage qu’il lui a fallu pour dénoncer les injustices que les enfants ont subies dans les pensionnats indiens. Tous les profits tirés de la vente du livre serviront à réaliser des projets de réconciliation à la Société de soutien. https://fncaringsociety.com/fr/spirit-bear-echoes-past
Délı̨nę Got’ı̨nę Government
La communauté de Délınę n’est accessible que par ̨ avion et compte peu d’habitants. Malgré tout, grâce au soutien financier du Fonds en fiducie FIC, elle a pu faire vivre un camp d’été unique à ses jeunes. Le camp était dirigé par des intervenants des services à la jeunesse, qui ont planifié et coordonné les activités avec l’aide des leaders de la communauté. Des adolescents âgés de 10 à 18 ans ont passé plusieurs semaines sur la terre avec des aînés, des spécialistes de la communauté, des gestionnaires locaux de ressources et des scientifiques pour apprendre comment gérer les ressources Délınę et tisser des liens avec la nature. ̨ Le camp comprenait aussi un volet musical : formation en musique contemporaine, création de compilations, perfectionnement musical et pratique traditionnelle dénée de la musique. À l’occasion de jeux, d’histoires axées sur la terre et d’artisanat créé à partir des ressources locales, le camp a aussi permis aux participants de s’imprégner de leur culture. Le sport et la condition physique étaient aussi au programme. Dans le cadre de divers jeux, les adolescents ont appris à utiliser les ressources naturelles qui les entourent. Ils ont ainsi fait le jeu du bâton, qui consiste à enduire un bâton de graisse d’ours pour tester la force de son adversaire tout en renforçant les mains en vue de la saison de pêche.
Le camp d’été aura procuré aux participants un environnement propice à l’engagement et à l’apprentissage. Les enseignements que leur ont transmis les membres de la communauté les aideront à perpétuer le mode de vie Délınę et à assurer ̨ la gérance de l’environnement.
Société de guérison traditionnelle de Bent Arrow
Le programme de mentorat « Coyote Pride » vise à transmettre des enseignements culturels, à raconter les histoires des Premières Nations et à dire ce qui s’est véritablement produit dans les pensionnats indiens. Offert dans différentes écoles de la région, le programme explorait les véritables conséquences du traumatisme intergénérationnel ainsi que l’importance et les retombées de la réconciliation du point de vue des Premières Nations. Il comprenait aussi des enseignements sur la terre transmis en ligne par des aînés et des gardiens du savoir. Les participants ont appris des jeux traditionnels comme courir et crier (run and scream), la balle de fronde (sling ball), la crosse et le lancer du javelot dans une cible mouvante (hoop and dart). Ils ont également reçu des enseignements traditionnels sur la chasse et le piégeage-trappage.
Les organisateurs de « Coyote Pride » croient que le mentorat permet de préserver le mode de vie fondé sur la spiritualité, le sacré, la réciprocité, l’éducation et la responsabilité sociale. En misant sur la fierté culturelle, le programme contribue à la préservation et à la protection de la santé et du bien-être des jeunes. Dans le cadre des séances de mentorat, tenues dans huit écoles de la région d’Edmonton, les jeunes en ont appris davantage sur différentes régions tribales, ont suivi des cours de cri et ont entendu des histoires et des légendes.
Quand la pandémie a forcé les élèves à rester à la maison, le programme de mentorat « Coyote Pride » et l’équipe de Bent Arrow ont préparé des activités pour soutenir les familles qui ont dû repenser la façon d’être ensemble. Ainsi, plus de 150 jeunes et leur famille ont reçu diverses trousses : jeux traditionnels, jeux de table pour la famille, purification par la fumée, sept enseignements sacrés, collations santé et cuisine et même hygiène. Grâce à ces trousses, les familles, les enfants et les adolescents ont pu s’imprégner de leur culture autochtone, renforcer les liens familiaux et favoriser le bienêtre général.
Conseil scolaire de district de Seven Oaks
Située au nord-ouest de Winnipeg, la circonscription scolaire de Seven Oaks dirige le programme bilingue ojibwé-anglais. Bénéficiaire pluriannuel de la Fondation GAV, le programme obtient du financement depuis 2017. Il était au départ donné de la maternelle à la troisième année, et il est maintenant donné aux élèves du début du secondaire. Il y a actuellement 100 élèves métis et de Premières Nations inscrits aux leçons d’immersion linguistique, en plus de plusieurs enseignants et employés de soutien de Premières Nations.
Le programme bilingue a joué un rôle important dans la vie de bien des jeunes, puisqu’il leur a permis d’apprendre leur culture et de leur langue. Ils n’auraient peut-être pas eu cette chance à la garderie ou à l’école. Il fait le pont entre les employés, les élèves et leurs familles d’une part, puis les aînés et les gardiens du savoir d’autre part, créant ainsi un bassin d’occasions de perfectionnement professionnel. Il contribue aussi à faire croître le nombre de locuteurs ojibwés sur le territoire du Traité no 1. Grâce au programme, le Conseil scolaire de district de Seven Oaks peut appuyer les enseignants et les employés de soutien autochtones qui perfectionnent leurs compétences linguistiques dans le cadre du programme de certification en langues autochtones au Red River College et à l’Université de Winnipeg.
L’école Riverbend et la circonscription scolaire de Seven Oaks demeurent déterminées à faire revivre les langues autochtones au moyen de cours et en comptant sur l’engagement de la communauté. Grâce au programme de langue ojibwée, elles ont créé des occasions d’apprentissage de la langue pour les élèves et les membres de la communauté fondées sur les manières d’être, d’apprendre et d’agir traditionnelles. Elles contribuent ainsi directement à l’établissement d’un cadre durable d’apprentissage et de perfectionnement de la langue dont les générations à venir pourront profiter.
Programme Sisters Strengthening Sisters
Le programme Sisters Strengthening Sisters a été créé afin d’aider les femmes et les filles autochtones à se prendre en charge, et de contribuer à la création d’une communauté de sœurs autochtones fortes et résilientes. L’Indian and Metis Friendship Centre de Saskatoon a mis sur pied le programme Sisters Strengthening Sisters pour réduire les obstacles que doivent généralement franchir les femmes et les filles qui souhaitent bénéficier de la programmation. Cette dernière offre une variété d’ateliers, d’activités, de sorties et d’occasions permettant de bâtir la confiance des participantes et de faire naître chez elles un sentiment du soi. Le financement de la Fondation GAV a permis au Friendship Centre de Saskatoon de tenir des activités et des ateliers de renforcement notamment sur les premiers soins, la réanimation cardiorespiratoire, les études et l’emploi, la santé mentale, le bien-être et le parentage. Cette programmation vise à aider les femmes et les filles autochtones à se perfectionner et à croître. Quant aux ateliers culturels, ils portent sur la création d’un sentiment identitaire et de confiance par des enseignements et des leçons dans le cadre desquels les participants sont mis en contact avec des Aînés et des gardiens du savoir. Des activités de mentorat et d’échange de connaissance sont aussi proposées. L’Indian and Metis Friendship Centre de Saskatoon travaille à effacer le traumatisme causé par les pensionnats indiens en aidant les mères à guérir et en rendant nos sœurs autochtones plus fortes.
Programme de guérison familiale Zhawenjigewag Inawemaaganag
Le programme de guérison familiale Zhawenjigewag Inawemaaganag vise à réunir des familles par le savoir culturel ancestral et des pratiques de rétablissement de la paix, à favoriser l’enrichissement personnel et le mieux-être holistique grâce à l’acquisition de connaissances culturelles et d’habiletés du quotidien, et à contribuer à l’épanouissement de la communauté. Le programme donne aux familles ayant vécu la violence la possibilité de se retrouver et de guérir ensemble dans le cadre de séances de résolution de conflits et d’enseignements d’habiletés ancestrales.
Il a été conçu avec l’aide d’un cercle d’Aînés dans le but de redonner vie aux pratiques ancestrales de rétablissement de la paix et au savoir culturel anishinaabe, haudenosaunee et lene-lenape, qui
en sont le fondement. Les familles ont ainsi un lieu sécurisant où discuter et travailler à l’établissement de plans de guérison et de pardon. Le programme vise à traiter le traumatisme intergénérationnel au coeur de nombreux problèmes observés dans les communautés autochtones : problèmes de santé mentale, violence familiale, accès au système juridique, lacunes en matière de protection de l’enfance et dépendances.
Les séances avec les Aînés et les ateliers aident les participants à apprendre de nouvelles compétences dans des domaines comme la communication, les pratiques de parentage traditionnelles, la prévention de la violence, l’établissement d’objectifs et le développement de l’estime de soi. Les participants ont la chance de travailler avec des Aînés et des gardiens du savoir ancestral dans le cadre de rencontres individuelles. Les personnes qui ont affaire aux systèmes de justice familiale et pénale peuvent aussi être accompagnées dans leurs démarches. Le Fonds en fiducie FIC a aidé le programme à trouver les Aînés ayant l’expertise et le savoir nécessaires, et à renforcer les liens familiaux au moyen d’échanges dans la langue ancestrale, de cérémonies, d’enseignements et de pratiques de rétablissement de la paix.
Maamiikwendan
Le National Indigenous Residential School Museum of Canada veut être un lieu où les gens peuvent apprendre, partager, guérir et aller de l’avant. Le programme Maamiikwendan vise à créer un lieu sécurisant destiné aux survivants des pensionnats indiens afin qu’ils puissent y raconter leur histoire sachant qu’ils seront entendus et compris. Les récits de survivants ont été consignés pour que les générations futures puissent les entendre. Il vise également à mieux faire comprendre, à l’échelle régionale, les répercussions des pensionnats indiens et les effets durables de ceux-ci sur les Autochtones.
Le musée a également pour objectif de donner aux gens un lieu accueillant où apprendre les différentes cultures et comprendre comment les Ojibwés interagissent avec le monde d’aujourd’hui, dans le respect des traditions. Le programme vise à redonner vie à l’ojibwé et à préserver cette langue au bénéfice des gens de la communauté et de tous ceux qui veulent l’apprendre. Afin de créer du contenu, des récits et des chansons ont été enregistrés. Le musée espère pouvoir les rendre disponibles à des stations d’écoute pour que les visiteurs se familiarisent avec la langue.
Le financement accordé par le Fonds en fiducie FIC a contribué à l’acquisition d’équipement et d’outils dont se servira le musée pour promouvoir l’ojibwé et pour faire connaître les conséquences du système de pensionnats indiens sur les peuples autochtones de la région. Le musée peut ainsi continuer de favoriser et de soutenir la réconciliation en racontant aux non-Autochtones, avec les mots et les visages des survivants, l’histoire des pensionnats indiens et les répercussions qu’ils ont eues.
Projet de radio communautaire de la communauté Paqtnkek
La nation Mi’kmaq, dans la communauté Paqtnkek cherchait un moyen de communiquer des nouvelles importantes et de l’information à la communauté. Celle-ci compte moins de 600 membres, dont quelques musiciens, des agents de changement et des Aînés. C’est grâce à eux qu’a pris naissance le projet de radio communautaire de Paqtnkek.
Le soutien de la Fondation GAV a ainsi contribué à la création de REZ-FM, une station de radio FM en bonne et due forme, dirigée par des bénévoles. La mission de cette station de radio est de donner aux jeunes, aux Aînés et aux artistes de tous les domaines une plateforme où diffuser des nouvelles importantes, où discuter et où faire connaître le fruit de leur travail. Elle est rapidement devenue l’endroit tout indiqué pour transmettre des enseignements culturels et des récits aux gens de la communauté et d’ailleurs. Elle a notamment diffusé des entretiens menés par des étudiants, transmet des nouvelles et favorise la revitalisation de la langue. C’est enfin un outil qu’utilise la communauté pour promouvoir la culture mi’kmaq auprès de ses membres.